Le Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin

Définition du Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin (SDRP)

Le Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin (SDRP) est une maladie virale contagieuse, à fort impact économique dans les élevages. Le virus du SDRP s’attaque au système immunitaire du porc. Il est fréquent dans de nombreuses régions fortes productrices. Il favorise également d’autres infections, notamment par le Circovirus ou le Mycoplasme (Complexe Respiratoire Porcin).

Difficile à identifier, elle peut occasionner un ensemble de symptômes plutôt variés, perturbant la reproduction des truies et la viabilité des porcelets nouveaux-nés, ou se traduisant par des troubles respiratoires chez les porcs en croissance avec une dégradation de la conversion alimentaire, des croissances et du taux de pertes.

La maladie est parfois grave, mais le plus souvent insidieuse en abaissant les défenses naturelles des animaux avec des conséquences économiques importantes. Elle est présente dans le monde entier, en France et en particulier en Bretagne.

Les signes cliniques du Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin

Les signes cliniques du SDRP varient selon les élevages et les ateliers : troubles de la reproduction chez les truies ; mortinatalité, momification, mortalité sous la mère pour les porcelets ; syndrôme grippal avec fièvre, mortalité et dégradation des performances chez les porcs charcutiers. L’impact zootechnique et sanitaire de la maladie peut représenter, selon les stades affectés, un coût de 6 à 19 € par porc produit, ou 100 à 300 € par truie et par an1.

La lutte contre la maladie passe par des mesures au niveau de la conduite d’élevage et de la biosécurité ainsi que par la mise en place d’une vaccination.

La transmission du syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP)

Le virus à l’origine du SDRP ne se multiplie que chez les suidés (porcs, sangliers, etc…). Ces derniers seront donc la cause de la transmission de la maladie par contacts directs entre animaux. Mais le virus peut aussi être transmis, par des objets contaminés au contact des animaux. Des personnes peuvent encore le transporter, au niveau des vêtements ou des mains par exemple, de même que des mouches, des rongeurs ou des animaux familiers. Enfin, l’air peut aussi véhiculer ce virus, surtout par temps froid et humide.

De très faibles quantités de virus suffisent à infecter des animaux par certaines voies. C’est le cas chaque fois que la barrière de la peau est franchie, donc en particulier lors d’injections. Un animal a très souvent du virus dans le sang. À l’occasion d’une injection, l’aiguille se trouve souillée, et lorsqu’elle est utilisée pour un autre animal, elle transporte une quantité de virus suffisante pour le rendre malade à son tour. 

Source : 1GDS Mayenne. 29/03/2009; présentation réunion de Section Porcine sur le SDRP.