La circovirose porcine

La circovirose de type 2 est une infection virale très répandue dans les élevages porcins, se manifestant sous une forme clinique ou subclinique essentiellement chez le porc après sevrage.

Un virus immunodépresseur

Il existe 3 types de Circovirus porcin (PCV), dont le type 2 qui est le plus répandu à travers le monde. Il s’attaque au système immunitaire du porc.

Une forme subclinique prédominante

Les maladies associées à l’infection par le PCV2 peuvent être distinguées en :

  • Des formes cliniques : la forme dite « systémique » (MAP = Maladie d’Amaigrissement du Porcelet) s’exprime chez le porc sevré sous forme de retard de croissance, dépérissement, anémie et ictère, hypertrophie ganglionnaire ; la forme reproductive se manifeste par des avortements tardifs chez les truies et de la mortinatalité.
  • Une forme subclinique : la plus répandue en élevage avec des retards de croissance, de l’hétérogénéité et une mortalité un peu élevée.

Le PCV2 est un des agents du Complexe Respiratoire Porcin (CRP), en association avec d’autres virus (SDRP) et Mycoplasma hyopneumoniae.

Une transmission par contact

Les animaux se contaminent par contact direct. De nombreuses voies de contamination sont décrites via les sécrétions nasales, oculaires ou bronchiques, l’urine, les fèces mais aussi la semence (verrats).

Un impact économique considérable

C’est une des maladies du porc les plus coûteuses pour les producteurs, avec le SDRP et l’infection à Mycoplasma hyopneumoniae. Les pertes économiques peuvent atteindre 18 € par porc1.

Un diagnostic parfois difficile

Pour la forme systémique, la clinique (dépérissement) et l’autopsie (pâleur des muqueuses, hypertrophie des ganglions et de la rate) orientent le diagnostic. La recherche du génome (ADN du virus) ou des anticorps (sérologie) peut être réalisée pour le diagnostic d’une forme subclinique.

Une lutte basée sur la biosécurité et la vaccination

Le contrôle de la maladie passe par :

  • Des mesures sanitaires : isolement des porcs malades, procédures strictes de désinfection, limitation des stress (densité, ventilation et température), contrôle des autres infections concomitantes (SDRP notamment).
  • La vaccination : elle constitue la meilleure stratégie médicale. Les vaccins destinés au porc en croissance s’utilisent souvent dès le jeune âge et permettent de réduire la mortalité, le nombre de porcelets chétifs, d’augmenter le croissance et l’homogénéité des lots, de diminuer l’indice de consommation. La vaccination des reproducteurs permet de lutter contre les manifestations de la sphère reproductrice et de transmettre une immunité passive aux porcelets.

Source : 1 Thacker B. 2013; Merck Animal Health Technical Services Bulletin.

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